Publié dans la collection Soleil Celtic, Mjöllnir est une bande dessinée qui puise son inspiration du côté de la mythologie scandinave. Ce titre scénarisé par Olivier Peru, paru à l’origine sous forme de diptyque et dont un troisième tome a vu le jour plus tard, est aujourd’hui à nouveau disponible dans un format intégral qui s’agrémente d’un making of consacré au dessin.
L’histoire
Combien d’histoires du Nord devenues légendes chantent la vérité ? Combien racontent que des petits hommes ont défait des grands ? Même au sommet d’une montagne, un nain reste un nain, dit-on. Loin des étoiles, près de la terre… les petits hommes regardent le monde en levant les yeux. Mais, parfois, il en est qui deviennent des géants. Combien de légendes parlent de ceux-là ? Aucune… jusqu’à ce jour. Aucune jusqu’à Mjöllnir.
En route vers Ragnarok
Les peuples de Midgard, autrefois soudés par des traités ayant permis de vaincre les géants, sont aujourd’hui plus désunis que jamais.
Les dieux se sont réfugiés sur Asgard loin de tous problèmes.
Les elfes ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes après avoir perdu toute magie.
Les humains prolifèrent le long de la route arc-en-ciel, tandis que les nains, autrefois peuple puissant et fier, ne sont plus considérés que comme une sous-race parmi les hommes, ne leur servant que de chair à canon ou de source d’amusement.
Nous suivons le nain Thor au cours du sauvetage des siens dans une arène de combat humaine. Lors d’un affrontement désespéré, celui-ci fait appel au pouvoir de la foudre. Il se révèle rapidement être la réincarnation du dieu Thor, autrefois banni d’Asgard.
L’histoire, qui démarre comme une fantasy médiévale sur fond de racisme, s’oriente rapidement vers une quête de vengeance entre certains dieux réincarnés au sein des peuples de la route arc-en-ciel et ceux qui sont restés sur Asgard.
Le scénario d’Olivier Peru s’avère être plus convenu que ce à quoi on peut s’attendre. Sans prise de risque, il plonge rapidement le lecteur dans une action épique et sans temps morts. Classique pour de la fantasy nordique, mais tout de même efficace, il est mis en valeur par le dessin de haute volée de Pierre-Denis Goux. Mjöllnir possède un style détaillé, sublimé par la colorisation qui pousse au maximum la violence et le réalisme des combats et qui accentue les émotions des personnages, notamment lors des moments de colère de Thor. Le découpage des planches et le nombre conséquent de doubles pages contribuent quant à eux au sentiment de grandeur des batailles, proposant des scènes dignes de la fin du monde.
| Mjöllnir est un titre qui fait la part belle à l’action. On y vient intrigué par le scénario et on y reste pour regarder les confrontations gargantuesques des petits peuples face aux dieux et aux géants. Olivier Peru n’hésite pas à se servir du personnage de Thor tout au long de l’intrigue pour créer un contraste puissant entre sa petite condition de nain et les épreuves incommensurables qu’il affronte, donnant au lecteur un sentiment de démesure qui s’amplifie au fur et à mesure de la lecture. |
Ouvrage reçu en service presse.