A Language of Dragons, T2 : A War of Wyverns

Publié chez BigBang, A War of Wyverns est le deuxième tome d’une saga de fantasy young adult écrite par S. F. Williamson. L’histoire se déroule dans une Europe alternative où les dragons existent, avec une particularité assez originale : le récit accorde une place importante aux langues et à leur rôle dans les rapports de pouvoir.

« Le champ de bataille change sans arrêt, des rues en ruine de la capitale à des pages de messages cryptés. C’est une guerre des langues qui fait rage, et chaque langue à sa manière est un code secret. Mais rassurez-vous, citoyens de Britannia, tout code a ses faiblesses. Et, pour notre Hirondelle et les recrues de Bletchley Park, la guerre de Wyvernmire n’est qu’un code de plus à craquer. »

L’histoire

Vivien Featherswallow a réussi à traduire la langue secrète des dragons. Mais osera-t-elle s’en servir pour remporter la guerre ? La guerre civile fait rage. Ayant fui Bletchley Park et l’influence de la Première ministre Wyvernmire, Vivien doit se contenter d’œuvrer dans l’ombre. À son insu, son alliée et mentor a fait d’elle le visage de la rébellion – et l’une des criminelles les plus recherchées de Britannia. Mais Vivien supporte mal de vivre sous une fausse identité, incapable d’aider ses amis. Déchirée par le doute, elle se rend sur une petite île écossaise, à la recherche d’une espèce de dragons recluse et mystérieuse. Sa mission : découvrir comment ces wyvernes pourraient aider la rébellion et mettre un point final à la guerre. Vivien est loin de se douter qu’elle va devoir faire face à une révélation aussi complexe que déroutante, qui va mettre toutes ses convictions à l’épreuve…

Des facilités scénaristiques visibles

On retrouve Vivien quelques mois après les événements du premier tome, dans un contexte toujours marqué par les tensions et les affrontements en Britannia. Le problème, c’est que l’intrigue entière repose sur des facilités scénaristiques assez visibles. Les protagonistes sont souvent très naïfs. Cela peut être dû à leur âge, mais même les personnages politiques ont une vision du monde s’approchant de celle des adolescents. Ils dévoilent des informations importantes sans réfléchir, parlent de stratégies devant leurs ennemis et, lorsqu’ils capturent des adversaires, ils passent plus de temps à discuter avec eux qu’à réellement les traiter comme des prisonniers. Dans un contexte de guerre, cela manque de crédibilité. Vivien en est l’exemple le plus courant. Elle adopte parfois un comportement très inconscient, allant jusqu’à provoquer ses ennemis sans réelle raison, alors que le danger est constant, notamment avec les dragons. Cela donne l’impression qu’elle ne mesure pas toujours les conséquences de ses actes, et peut sortir le lecteur ou la lectrice du roman.

Un univers qui mérite d’être développé

Malgré ces défauts, le roman propose des idées intéressantes. L’autrice développe une vraie réflexion sur le rôle des langues : comment elles exercent un réel pouvoir de contrôle et sont un facteur d’identité important. Les mots ne sont pas seulement un outil de communication, mais deviennent ici de véritables armes politiques et culturelles. C’est un aspect original, qui donne de la profondeur à l’univers. Les nombreuses races de dragon sont également évoquées, mais leur origine aurait mérité d’être approfondie.

Par ailleurs, le rythme du récit est lent au début, l’action ne commence réellement qu’après le premier tiers de l’histoire. Mais le vrai point faible reste la fin. Le roman s’arrête de manière assez brutale, sans vraiment conclure les intrigues en cours. On comprend clairement qu’un troisième tome est prévu, mais ce deuxième volume manque d’une vraie conclusion.

En résumé, S. F. Williamson propose un second tome intéressant, porté par un univers original et une réflexion pertinente sur le langage. Malgré des facilités scénaristiques et des personnages parfois peu crédibles, le roman reste agréable à lire. C’est une suite qui saura plaire à celles et ceux qui ont apprécié le premier tome et qui s’intéressent à une fantasy un peu différente.

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