Ichi the Witch, tome 4 : Ichi face à… un tapir maléfique ?

Le mois de juin 2026 aura été marqué par la sortie du quatrième volume d’Ichi the Witch, toujours signé par Osamu Nishi au scénario et Shiro Usazaki au dessin. Après un troisième tome fort en événements majeurs pour l’avancée de l’histoire, ce quatrième marque une légère baisse de tension narrative, mais appuie sur l’implication d’un nouveau personnage.

À la recherche du bonheur égaré

Alors qu’Ichi et ses amis sortent d’une rencontre avec l’Antimonde, la plus grande menace qu’ils aient eu à affronter, ils partent à la recherche d’un compagnon pour les aider dans leur combat. C’est alors qu’ils tombent nez à nez avec Gokuraku, un individu considéré comme dangereux par Mantinelle et qui est doté d’une violence féroce, à priori injustifiée, envers les majik. Celui-ci demande à Ichi de l’aider à acquérir un majik : celui du royaume du sommeil bienheureux, mais tout ne se passera pas comme prévu…

L’étrange village de Bakugami

Le quatrième tome d’Ichi the Witch fait voyager la petite troupe de sorcières jusqu’au village atypique de Bakugami, où règne en maître le tapir éponyme. Au sein de cette petite ville des montagnes, les habitants ne semblent pas craindre ce majik, qui dort confortablement dans sa tente contrairement aux autres entités trouvables dans la nature. Pire : ils ont l’air de le vénérer ! L’arrivée des personnages parmi cette population aux moeurs particulières amène la question du contrôle d’une population par son bonheur. La violence de ce procédé donne une portée politique et philosophique inattendue à la série d’Osamu Nishi et Shiro Usazaki. Cependant, cette parenthèse dans la quête du groupe à la recherche du majik antimonde a tendance à ralentir légèrement l’intrigue en mettant la focalisation sur des personnages secondaires, amenés à rejoindre l’équipe d’Ichi qui, lui, fait profil bas le temps d’un tome.

À charge de revanche familiale

L’introduction de Gokuraku (les quelques dernières pages du précédent volume ne comptent pas) est ce qui représente sûrement l’élément le plus stimulant du quatrième tome d’Ichi the Witch. Derrière la grossière et agressive image qu’il donne de lui, le jeune homme possède une fureur qui fait sens et qui prend source dans son passif familial. Osamu Nishi ne le dépeint pas d’une façon à lui attribuer un rôle de partenaire délirant ou de rival imprévisible, mais lui offre une identité de personnage profondément marquée par son histoire et qui révèle le caractère destructeur du traumatisme.

La focalisation de la narration sur Bakugami et Gokuraku entraîne un ralentissement de la progression de l’histoire pour donner lieu à la première quête secondaire des héros, mais, par sa nature, ce passage étend les limites connues de l’univers du manga. De nouvelles perspectives sont données et le majik antimonde, aussi puissant soit-il, comme cela a été montré dans le volume précédent, devient une entité palpable, crainte ou admirée dans l’intégralité du monde d’Ichi.

Le quatrième tome d’Ichi the Witch est enfin sorti et celui-ci change légèrement de recette par rapport aux précédents. La halte à Bakugami, première quête secondaire d’Ichi, Desscaras et Kumugi, apporte des questionnements politiques et philosophiques, et fait connaître la profondeur de nouveaux personnages ambivalents.

Ouvrage reçu dans le cadre d’un service presse

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