Longtemps, la licence Digimon s’est contenté de traîner la patte derrière Pokémon. Pourtant, avec Time Stranger, voilà que les créatures virtuelles renversent la table en proposant un jeu de collection de monstres terriblement addictif.
S’il réussit aussi bien son coup, c’est parce que ce Digimon Story joue sur l’aspect non linéaire de la digivolution – la transformation que subit un digimon une fois certaines conditions réunies. Avec jusqu’à cinq embranchements par palier d’évolution (et autant de ces derniers), accessibles en fonction des capacités favorisées chez sa créature, les possibilités sont nombreuses. Nous voilà donc, à chaque nouvelle digivolution débloquée, avec un effet « loot box » qui s’accompagne d’un petit shoot d’endorphines lié à la surprise de découvrir quelle bestiole va être obtenue.

En outre, le titre n’oublie pas non plus de proposer de nombreux environnements, un scénario bien plus fouillé qu’à l’accoutumé – qui se permet parfois un petit air de Persona – et un système de combat au tour par tour flexible, qui se dote même d’un mode « auto » afin de ne pas se perdre en fastidieux farming pour mieux se concentrer sur les boss.
En fait, Time Stranger se montre tellement souple dans son gameplay et tellement riche dans ses possibilités, qu’on lui pardonne même ses bugs et son menu pas très ergonomique.