Pandora Hearts, tome 6 : entre révélations et nouveaux questionnements

Le cinquième tome de Pandora Hearts faisait prendre un nouveau tournant à la série, ce sixième fait, lui, figure de transition. Toujours dans l’écrin de son édition Perfect, joliment créée par Ki-oon pour les quinze ans de sa parution française, ce volume, publié en février 2026, signe la moitié de la parution de la série de Jun Mochizuki.

À la recherche de Glen Baskerville !

Alors qu’Oz et ses compagnons s’aventurent à Sablier pour se familiariser avec l’ampleur de la tragédie centenaire, ils font la rencontre inopinée de Glen Baskerville – ou tout du moins, c’est ce qu’ils pensaient. Les révélations tombent : le maître de la maison Baskerville n’existe plus réellement, car son âme est maintenue prisonnière grâce aux fragments de son cadavre. Pendant que le petit groupe de héros reprend ses esprits après de si grandes émotions, les faucheurs pourpres se mettent déjà sur la trace des sceaux pour les détruire et ressusciter leur dangereux maître.

Un personnage principal qui se ternit

Depuis plusieurs volumes, Oz Vessalius donne l’impression de quitter peu à peu la scène principale du manga de Jun Mochizuki (bien que, d’une autre façon, Alice s’en éloigne également). S’il demeure évidemment la principale figure connue de l’œuvre, et le point d’accroche des lecteurs et lectrices, son rôle s’amenuise très légèrement et sa personnalité laisse de plus en plus de place à sa fonction d’émissaire de Jack Vessalius. Beaucoup de personnages secondaires prennent le pas sur son éloignement pour combler des trous scénaristiques et ce sixième tome en est la preuve la plus certaine.

Cependant, Oz Vessalius ayant déjà pris ses distances depuis quelques chapitres, il donne également, sur la fin dudit tome, une nouvelle approche de sa personnalité, bien plus sombre que celle montrée jusqu’ici. Cette nouvelle facette psychologique renforce l’idée d’un mal-être du personnage, qui commence à perdre ses repères tout en s’éloignant de ses racines, et transmet un sentiment d’oppression qui grandit au fur et à mesure du volume (et qui va sûrement s’accentuer encore dans les suivants).

C’est l’histoire d’un gourou et d’un esprit…

Toujours à la recherche des fragments du cadavre du maître de la maison Baskerville (sobrement appelés des sceaux), les personnages avancent dans leur quête au gré des bonnes surprises comme des déceptions et tout cela les amène à rencontrer un personnage atypique : Isla Yura, un prêtre (ou gourou sectaire) venu d’un pays étranger et qui en pince sérieusement pour Jack Vessalius. L’arrivée de ce nouveau visage fait émerger des questions concernant l’univers de Pandora Hearts que le lectorat ne s’était jamais posées auparavant : est-ce que l’Abysse s’étend au-delà du pays d’Oz Vessalius ? Quel rapport ont les autres contrées avec les contractants (illégaux) de Chains ? Et finalement, quelle est la situation politique actuelle du pays du groupe de personnages ? Tout cela est encore très incertain, mais ce volume ouvre la voie à de nombreuses hypothèses importantes jusque-là jamais abordées et qui rendent la lecture énigmatique et palpitante à la fois.

Le sixième tome de l’édition Perfect de Pandora Hearts de Jun Mochizuki offre une nouvelle perspective à la série qui n’a jusqu’ici jamais été abordée : l’extérieur du pays des personnages principaux. Outre le fait qu’il marque la moitié de la série, ce volume ouvre l’imaginaire du monde d’Oz Vessalius et de ses compagnons pour le rendre plus profond, plus palpitant et avec de plus grands enjeux qui donnent très envie de poursuivre la lecture !

Ouvrage reçu dans le cadre d’un service presse

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