Kagurabachi et l’art des sabres magiques

Ce shōnen de Takeru Hokazono mélange magie et combats violents : âmes sensibles s’abstenir.

À coups de nageoires dans la tronche

Chihiro est le fils d’un forgeron à la renommée incroyable au Japon : capable de manipuler l’énergie occulte, il a fabriqué six sabres ensorcelés ayant servi lors de la guerre. Malheureusement, des sorciers malfaisants tuent son père et abandonnent son cadavre aux pieds du garçon devant leur foyer en feu. Chihiro jure de se venger, et ce, grâce à un septième sabre ensorcelé tenu secret, doté de trois sorts impressionnants inspirés par les poissons de compagnie de leur famille. Avec l’aide de Shiba, un ami de son père, l’adolescent se lance sur les traces des dangereux assassins.

Une seconde motivation entre en jeu

Chihiro rencontre Char, une fillette dotée d’une capacité de régénération qui intéresse fortement les sorciers. En la prenant sous son aile, le jeune homme est persuadé de pouvoir retrouver plus facilement ses cibles. Sous l’aspect mignon et rigolo de ce petit personnage se cache un secret intéressant, mais qui lui mène la vie dure. Char ne sert donc pas uniquement de ressort comique ou kawaii ; elle est un élément clé pour la quête de Chihiro.

Ce manga très sombre de Takeru Hokazono n’est pas pour les âmes sensibles : Chihiro n’y réfléchit pas à deux fois avant de trancher dans le tas à l’aide de son sabre ensorcelé. Les cases sont envahies de cadavres découpés en morceaux. On retrouve tous les ingrédients d’un shōnen, avec un adolescent qui vit une quête initiatique, ici démarrée via un traumatisme, sauf que celui-ci se veut plus violent et sanglant, ce qui n’est pas pour déplaire à un public demandeur de gore. Le mangaka ne propose toutefois pas qu’un manga bourrin et distille des scènes d’émotions, entre les souvenirs du meurtre du père de Chihiro et le sinistre sort de Char, qui ne peut s’attendre qu’à une vie en cage sous la houle des sorciers si jamais elle se fait capturer.

On peut deviner le début d’une aventure à la fois cruelle et sanglante, versée dans la magie, la préciosité de l’art du sabre et la vengeance. Les magies s’affrontent dans plusieurs combats visuellement intéressants et, si les cases sont chargées, elles n’en restent pas moins parfaitement lisibles.

Cet article vous a plus ? Soutenez-nous :

Les commentaires sont fermés.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑