La 13e piste : demain à la une

Le temps, la mort, le poids du passé, la possibilité d’infléchir le destin… Des thèmes récurrents dans les mangas de Kei Sanbe, qui viennent une fois de plus s’insérer dans le scénario de sa dernière publication en date : La 13e piste. Si celle-ci semble reprendre à son compte les grandes lignes d’Erased et d’Echoes, le mangaka parvient à rendre son nouveau thriller temporel suffisamment intrigant pour tenir son lectorat en haleine jusqu’à la dernière page.

Cartes postales prophétiques

Professeur dans une école primaire, Toya est un homme heureux : son épouse, Haru, est enceinte de leur second enfant et son fils, Ao, semble en bonne voie pour guérir de la maladie qui le gardait hospitalisé depuis près d’un an. La petite famille vient d’emménager dans une nouvelle maison où elle s’apprête à entamer une nouvelle vie, libérée des épreuves du passé.

Par hasard, Toya découvre dans ses affaires une carte postale à l’écriture enfantine, prophétisant une découverte censée se produire le lendemain. Le père de famille n’y prête pas attention, jusqu’à ce que les événements décrits dans la missive se produisent bel et bien. Dès lors, ce sont d’autres cartes qui arrivent, annonçant à chaque fois la mort de quelqu’un et demandant à Toya de l’empêcher. Qui est l’auteur ou l’autrice de ces mystérieux messages et pourquoi l’avoir choisi lui ? C’est ce que Toya, entre deux sauvetages, va tenter de découvrir.

Un mystère qui fonctionne

S’il y a quelque chose qu’on ne peut pas enlever à Ken Sanbe, c’est bien son sens de la mise en scène. Dans son découpage, ses plans, sa manière de faire monter le suspense, La 13e piste à tout d’un animé mis en cases. Le rythme est bon et l’histoire ne se perd jamais en contextualisation ou détails superflus. Sous ses dehors classiques, le récit parvient à suffisamment accrocher ses lecteurs et lectrices pour les entraîner jusqu’à la fin du tome.

Sanbe possède un talent certain pour écrire des enquêtes mystérieuses, teintées de fantastique. Malgré soi, on tente de relier les différents éléments – le passé tragique d’Haru, la maladie d’Ao – afin de percer l’identité de la personne à l’origine des cartes postales prophétiques, ainsi que son but. Ce premier tome pose les bases de l’histoire, à voir si l’auteur parvient à la garder suffisamment condensée et à doser ses rebondissements pour qu’elle ne s’essouffle pas sur la durée.

Avec La 13e piste, Ken Sanbe ne signe pas son histoire la plus originale, mais confirme son talent pour tisser des intrigues complexes et mystérieuses. Si certains aspects de la trame qu’il met en place semblent prévisibles (on se doute que la famille de Toya sera autant un enjeu qu’un fardeau dans le cadre de la mission qui lui est confiée), ce premier tome parvient à poser les bases d’une intrigue alléchante.

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