Julia Richard cultive avec soin le flou sous toutes ses formes. Dans Se méfier de l’eau qui dort, publié aux éditions de l’Homme Sans Nom (HSN), l’autrice nous plonge dans un monde de rumeurs et d’on-dit, dans un village perdu on ne sait où. Tout y est étrange et atypique, de la narratrice interne et son langage oral teinté de patois, aux légendes locales qui prennent vie, en passant par l’ambiance malsaine qui entoure les lieux. Est-ce de l’horreur, du thriller, du fantastique ou bien une uchronie ? Ce roman est probablement tout ça à la fois.
