Rai Rai Rai, « l’aliénation » selon Yoshiaki

Rai Rai Rai se présente comme un mélange entre Dandadan et Kaiju no 8, inspiré par Ranma ½. Premier manga de Yoshiaki, ce shōnen de science-fiction propose un récit plein d’humour et d’action, servi par un trait de qualité.

Extermination

Cela fait cinquante ans que l’humanité est parvenue à repousser les aliens qui avaient tenté d’envahir la Terre. Mais en partant, les envahisseurs ont laissé sur place une partie de leurs technologies et de leur vermine. Un nouveau marché a ainsi émergé, celui de l’extermination de parasites extraterrestres. Sumire fait partie d’une de ces entreprises de nettoyeurs, qui s’occupe des spécimens les moins dangereux, mais néanmoins envahissants. Son quotidien est bouleversé lorsqu’elle est enlevée par des extraterrestres qui, loin d’avoir quitté l’orbite de la planète comme le prétend le gouvernement, semblent avoir pour habitude de kidnapper des humains pour en faire les sujets de leurs expériences.

Sumire se retrouve donc à devoir partager son corps avec un alien puissant et belliqueux. Mais, alors que la créature pensait pouvoir s’emparer de l’enveloppe de la jeune femme, elle se retrouve à devoir cohabiter avec elle. Une colocation corporelle qui ne va pas aller sans de nombreuses difficultés.

Clichés

On retrouve dans Rai Rai Rai tout ce qui fait les shōnen d’action du genre, tant en termes de qualités que de poncifs. Si le manga saura sans doute conquérir un public avide d’action, de monstres bizarroïdes et de quiproquos humoristiques, on regrette d’y retrouver encore les mêmes personnages féminins racoleurs aux tenues dont la « sexitude » est inversement proportionnelle à la protection qu’elles octroient, ainsi que des personnages souvent stéréotypés. L’histoire ne brille pas non plus par son originalité, mais se montre efficace dans ses scènes de combat et sa fluidité.

Graphiquement en revanche, c’est un sans faute. L’esthétique n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de Gantz, avec son mélange de créatures aussi loufoques que mortelles et ses personnages réalistes, le gore en moins.

Rai Rai Rai propose un divertissement sympathique, mais ne s’annonce pas comme le manga qui va bouleverser le shōnen ou en redéfinir les codes. Néanmoins, il s’agit de la première œuvre de Yoshiaki et, à ce titre, elle montre tout de même d’indéniables qualités artistiques.

Ouvrage reçu en service presse.

Cet article vous a plus ? Soutenez-nous :

Les commentaires sont fermés.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑