Oldman : après Yan et Baby, le maître du manwha taïwanais est de retour chez Glénat

Les œuvres du mangaka taiwanais Chang Sheng continue d’entrer dans le catalogue de Glénat. Après le thriller Yan et le récit postapo SF Baby, place à un récit historique bourré d’action et de rebondissements comme seul sait en faire ce maître des histoires de vengeance. Oldman, c’est le manwha à ne pas manquer en ce mois de février !

L’histoire

Dans un pays lointain règne une reine sur laquelle le temps n’a pas de prise. Au fond de ses geôles croupit Billy Oldman, un vieux magicien accusé de trahison et qui, derrière ses tours de passe-passe, cache une vérité tragique.

Un destin auquel semble lié le secret de l’éternelle jouvence de la reine… Mais aujourd’hui, l’heure est venue de rendre des comptes. Grâce à ses talents d’illusionniste, Oldman s’évade et délivre au passage une autre âme abîmée : Rebecca, une ancienne générale amputée qui retrouvera sa force d’antan grâce à l’art de Wilson, anatomiste excentrique et concepteur d’automates. Bientôt, ils vont former un improbable trio d’anonymes, exerçant leurs talents dans les théâtres de la ville, attendant secrètement le moment de leur revanche…

Vengeance à Londres

Pour qui a déjà lu les précédentes créations de Chang Sheng, on y retrouve de nombreuses thématiques récurrentes, propres notamment à Yan, mais aussi à Baby. Déjà, avec Oldman, même si le récit laisse penser qu’on va surtout suivre le protagoniste du même nom, on est à nouveau face à une histoire centrée exclusivement sur une vengeance menée par une femme forte et qui en impose, en la personne de Rebecca. Bien qu’elle détienne un arsenal en guise de membres, l’héroïne est toujours très sexualisée et c’est réellement dommage. Ensuite, il y a ce mélange des genres, presque devenu une marque de fabrique de l’auteur, qui mixe de multiples références afin d’accoucher d’un résultat foisonnant et dynamique. Si l’on ne s’ennuyait jamais dans Yan, Oldman maintient la barre du rythme très haut en mêlant ésotérisme, récit historique et fantastique. Une fois encore, Sheng trouve un juste équilibre dans le background de ses personnages et dans une succession ininterrompue d’action et de twists. 

Le trait de Sheng, quant à lui, reste d’une efficacité brutale, avec ses personnages posant telles des statues, son grand réalisme dans les décors et costumes et son talent pour faire passer les visages de ses personnages d’un comique léger au sérieux le plus total. 

Oldman ne déroge pas à la règle et à l’art unique de Chang Sheng et mérite d’être lu, au moins pour la beauté de son trait et pour l’aspect démesuré de sa narration.

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