Les pesteuses mésaventures du mille fois méprisable Alastor de Sombregarde

Alastor de Sombregarde est une bande dessinée de dark fantasy, éditée par Oxymore, prévue en deux tomes dont le premier est paru début 2026. Les héros de cette histoire sont un maître gobelin et un chevalier de la Mort, des personnages qui, en général, sont des antagonistes de récit.

L’histoire

Alastor n’est pas un héros. Chevalier de la Mort cynique et amoureux désabusé, il traverse un monde où le Bien et le Mal se confondent en absurdités sanglantes. Tout cela pour rejoindre sa bien-aimée : une sorcière insaisissable, aussi fatale que fascinante. À ses côtés chemine un maître-gobelin philosophe et roublard, expert en poisons et en sarcasmes, membre comme lui de la tristement célèbre Sombre Garde. Son seul horizon : la Forteresse noire.

Une dark fantasy en finesse

Les auteurs Dobbs et Morinière proposent un récit qui va à l’encontre des standards de la dark fantasy. C’est une histoire qui naît des décombres d’un champ de bataille en ruine et qui, pourtant, n’a qu’un but : retrouver un foyer et un être aimé. Sa narration est aussi douce que violente grâce à la mise en avant de deux anti héros, un chevalier de la Mort et un maître-gobelin, des êtres démoniaques, mais néanmoins subtils, qui démontrent à quel point la frontière entre le bien et le mal peut être floue.

Le scénario est découpé par les différentes étapes du voyage du duo et se concentre sur les différentes rencontres qu’ils vont faire.

Alastor a beau être un chevalier de la Mort désabusé et mélancolique, il n’en oublie pas pour autant son code d’honneur d’ancien paladin et son sens de l’éthique. Juché sur un cheval né de sa nécromancie, il n’hésite pas à sauver la demoiselle en détresse et à réparer les injustices lorsqu’elles se présentent à lui. Ce qui donne lieu à des dialogues qui se veulent à la fois poétiques et cyniques, ainsi qu’à des situations dont l’ironie frise l’indécence, particulièrement lorsque des êtres aussi répugnants qu’eux sauvent la veuve et l’orphelin d’ecclésiastiques fanatiques.

Alastor de Sombregarde est un récit en totale contradiction avec lui-même, la dissonance entre le lyrisme de ses dialogues et l’infâme violence de ses combats en fait une tragi-comédie qui saura conquérir le cœur des lecteurs avides d’originalité.

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