KinnikuNeko : Tibo InCat, un jeu musclé, stupide mais rigolo

KinnikuNeko : super muscle cat est un jeu « fourre tout » dans lequel on incarne un bodybuilder à tête de chat censé sauver la planète d’une invasion extraterrestre. On y retrouve des mécaniques de plate-forme, de beat’em up et des minis jeux à la manière d’un party game. Le jeu est développé par une seule personne, Kamotachi, et édité par Mameshiba Games.

Bodybuildcat in the space

KinnikuNeko semble être directement inspiré de Kinnikuman, un manga de type shonen paru dans les années 1980 dont le personnage principal, Muscleman en français, est un ersatz de super-héros. À la différence que notre personnage, aussi musclé soit-il, n’est affublé que d’un slip.

Aidé de Keita, un stéréotype de geek pitoyable, et de Lemon, une fille à la personnalité extravagante habillée comme une magical girl, le but sera de sauver la planète de la générale Pitaya et de ses affligeants sous-fifres, sorte de commando Ginyu du pauvre, dont l’objectif est d’envahir la Terre et d’en capturer les habitants. 

KinnikuNeko se compose d’une succession de courts niveaux qui alternent entre phases de beat’em up et de plateforme. Les mécaniques de jeu sont simplistes, on dispose d’un bouton pour frapper dans plusieurs directions, d’un autre pour sauter et d’un dernier pour miauler (ce qui ne sert strictement à rien). Quand un ennemi est vaincu, il libère des petites lumières arc-en-ciel que l’on accumule dans une jauge qui, une fois pleine, permet de lancer un pouvoir ultime qui semble lié au slip du héros. 

Lorsque Lemon retire le slip de KinnikuNeko, il se transforme en chat et peut alors courir, sauter et grimper afin de parcourir différentes phases de plate-forme.

Chaque niveau dispose de plusieurs checkpoints, qui prennent la forme d’une litière dans laquelle le personnage fait ses besoins pour sauvegarder sa progression.

À la manière d’un metroidvania, différents secrets sont cachés au travers des niveaux. Ils se trouvent derrière des rochers qui demanderont au personnage un certain nombre de points de force pour être détruits. Pour obtenir ces points, il faudra trouver les salles de gym dispersées dans le jeu et faire croître la puissance de KinnikuNeko en faisant de la musculation.

Malheureusement, le gameplay, en plus d’être redondant, est parfois très approximatif à cause d’un game design mal calibré. Il arrive régulièrement que l’on meure à cause de sauts imprécis et de courbes de difficulté qui crèvent le plafond l’espace d’un instant, ce qui nuit à l’expérience et provoque de la frustration.

Le titre parvient tout de même à offrir un peu de variété grâce à l’implantation de quelques mini-jeux. On retiendra surtout le jeu de rythme et la phase de shoot’em up à dos de licorne qui tire des arcs-en-ciel avec son arrière train pour éliminer des soucoupes volantes.

Si, mécaniquement, le jeu est loin d’être abouti, sa grande force est sa direction artistique. KinnikuNeko propose d’entrée un opening qui donne le ton et une BO mémorable.

On retrouve dans le jeu le pire de ce que le Japon peut mettre dans un shonen en termes de fan service : pouvoir de l’amitié, tranche de vie au lycée, love story, ainsi que le fameux épisode filler à la plage avec des bikinis (version extraterrestre).

C’est cette vision parodique exacerbée de l’animation japonaise qui apporte à KinnikuNeko son charme. Le dessin, l’animation et la mise en scène façon manga des années 1990 sont à la fois soignés et remplis de détails. On trouve des tonnes de références à la pop culture et on finit par prendre plus de plaisir à suivre ce qu’il se passe en arrière-plan plutôt que le personnage.

KinnikuNeko est un jeu au gameplay simpliste et peu gratifiant, cependant sa mise en scène hilarante, son graphisme outrageusement coloré et son côté parodie de shonen parviennent à nous tenir en haleine pendant les 2 heures que propose cette courte aventure.

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