Le Grand Vide : le choc graphique des éditions 2042 !

Dans le somptueux catalogue des éditions 2042, on trouve une merveille graphique de SF nommé Le Grand Vide, et il vaut vraiment le détour !

L’histoire

Mahel Naher est une jeune femme évoluant dans une mégalopole aux règles étranges, mais pas si éloignées des nôtres : à cause de ce qu’on appelle la Présence, chaque être vivant doit faire en sorte que son nom soit présent dans l’esprit d’un minimum de gens, sinon… c’est la mort assurée. 

Pourtant, Mahel ne souhaite pas vivre ainsi, encore plus depuis qu’une chanteuse célèbre portant son nom accapare toute sa Présence. Avec son ami, elle va tout faire pour s’extirper d’une société qu’elle ne supporte plus, afin de rejoindre une mystérieuse zone nommée Le Grand Vide.

Entre Akira et Ozamu Tezuka

Pour son premier fait d’armes, la jeune dessinatrice Léa Murawiec frappe fort avec ce one-shot très graphique, à mi-chemin entre l’art naïf et le manga, dont le rythme ne se tarit jamais.  L’influence manga se ressent d’autant plus quand on observe deux choses. D’abord, les personnages aux formes arrondies, qui ne sont pas sans rappeler ceux des œuvres d’Ozamu Tezuka, le père fondateur du manga moderne.  Ensuite, l’environnement urbain très détaillé, qui évoque les segments détruits de Néo-Tokyo dans Akira, de Katsuhiro Ottomo.

Vous l’aurez compris , c’est un plaisir visuel de contempler l’aventure de Mahel dans ce cadre en trichromie de toute beauté. Mais c’est aussi une œuvre de réflexion sur l’obsession qu’ont nos sociétés du culte de l’image de soi et de l’envie de laisser une trace dans l’histoire du monde. Obsession qui se traduit graphiquement par des doubles pages de bâtiments saturés de noms et prénoms, ne laissant plus voir qu’un horizon de ceux-ci.

Visuellement splendide, Le Grand Vide est une merveille à mettre entre toutes les mains !

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