Marvel Cosmic Invasion : Le beat’em up au sommet de sa forme ?

Si vous êtes amateur de Double Dragon, Street of Rage et autre River City Girl, nul doute que Marvel Cosmic Invasion vous tapera dans l’œil. Cette nouvelle production développée par Tributes Games et éditée par Dotemu remet sur le devant de la scène un genre1 vieux de 40 ans.

« LE COSMOS DOIT ÊTRE ANÉANTI POUR QUE JE PUISSE VIVRE ! »

Ainsi s’exprime Annihilus, la Mort qui marche !
La vie elle-même est menacée par une attaque sans précédent à l’échelle de la galaxie. De New York aux tréfonds de la Zone négative, la survie de l’Univers se jouera parmi les étoiles.

Marvel Cosmic Invasion ne fait pas partie de ces titres censés briller par leur scénario. Loin d’approfondir l’univers Marvel et ses personnages, son histoire et ses dessins aux couleurs ultras vives rendent tout de même un bel hommage aux comics old school issus du magazine Strange dans les années 1970 et à leur action survoltée. De nombreuses références sont présentes au sein des décors et l’on y croise une pléthore de personnages connus de la licence, tels que Galactus, Le Gardien ou Knull, le roi des symbiotes.

Marvel Cosmic Invasion possède deux modes de jeu, la campagne et le mode arcade, dans lesquels il faudra vaincre Annihilus et empêcher son armée de créatures de conquérir l’univers. Si le scénario reste le même dans les deux, la campagne se distingue par son accessibilité : elle permet de choisir le monde (dont chacun correspond à un niveau) et de progresser au rythme que l’on désire, sans limite de vie.

Au début de chaque niveau, le jeu propose de sélectionner deux personnages parmi les 15 héros jouables, dont certains seront à débloquer au cours de l’aventure.

Chacun des mondes dispose de 3 défis optionnels à réaliser avec des héros bien spécifiques, ainsi que d’un objet caché à trouver. Celui-ci permet de débloquer au choix dans le menu correspondant, appelé la matrice : des options de personnalisation pour le mode arcade, des musiques, des costumes et même des éléments de scénario.

Le second mode, quant à lui, est un classique du genre et correspond à ce que l’on trouve lorsque l’on glisse une pièce dans une bonne vieille borne arcade. Dans celui-ci, une fois la sélection de personnages faite, le jeu nous entraîne dans une succession de niveaux sans interruption. Il n’y a que deux moyens d’y mettre fin, obtenir une victoire dans l’intégralité des mondes jusqu’à finir le jeu, ou tomber à court de « continue », ce qui signifie ne plus disposer de vies supplémentaires.

Si l’on oublie l’emballage superhéroïque, l’intérêt principal du jeu réside dans son gameplay. Le but des beat’em up, c’est la bagarre, et Marvel Cosmic Invasion n’en manque pas. Chaque personnage dispose d’un coup au corps à corps, d’un coup spécial, d’une esquive et, pour certains, d’une parade, en plus d’une attaque ultime qu’il faudra charger en frappant des ennemis. Chacun d’entre eux possède un axe de progression permettant de gagner des niveaux à la manière d’un RPG, conférant des bonus passifs.

Le jeu ne dispose d’aucune sorte de combo et ne demande aucune maîtrise particulière, mais ses combats ne manquent tout de même pas de profondeur. Le système « Cosmic Swap » permet de changer de personnage en pleine action à l’aide d’une simple pression sur un bouton. Il devient alors possible de déchaîner une pluie de coups sur les adversaires en passant d’un héros à l’autre de façon assez épique. Il conviendra alors de choisir la combinaison de personnages qui semble à la fois la plus efficace et la plus amusante pour parcourir l’univers.

Malgré les quelques heures qu’il faut pour le finir, Marvel Cosmic Invasion se démarque par sa direction artistique soignée, mais surtout son accessibilité, qui permet de jouer avec sa famille ou ses amis aussi bien en coopération locale qu’en ligne. Le jeu mise avant tout sur le plaisir et le fun, mais ne manque pas de défis si l’on souhaite corser l’aventure.

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  1. Pour ce test nous utilisons le terme beat’em up (beat them up) et non beat them all puisqu’il s’agit du terme anglais originel exact pour définir le genre. Pour plus d’informations, nous vous renvoyons à cet article sur le sujet. ↩︎

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