La Petite Mort – La Petite Boutique des erreurs

Après avoir croqué le sexisme, la pollution, le multivers ou encore les super-héros, La Petite Mort se confronte aux rouages mortifères du capitalisme avec beaucoup d’autodérision.

Née de l’imagination de Davy Mourier, La Petite Mort a commencé comme un blog avant de devenir une bande dessinée chez Delcourt en 2013, puis une web-série animée en 2017. Cette histoire qui met en scène l’enfant de papa et maman Mort, souhaitant devenir fleuriste plutôt que de reprendre le rôle de faucheuse d’âme familial, brille par son humour (noir, forcément), son talent pour la parodie et ses gags à plusieurs niveaux de lecture, qui s’adressent autant aux petits qu’aux grands. La BD se dote aujourd’hui d’un hors-série caustique à en mourir : La Petite Mort – La Petite Boutique des erreurs.

Tapis rouge pour la Petite Mort

Depuis quelque temps, la Petite Mort attire tous les regards au collège et même les gens fauchés par ses soins lui demandent des autographes. La source de cette récente célébrité ? Un magazine mystérieux qui met en scène les aventures fictives de l’enfant de la famille Mort. Mais être une star n’est pas sans conséquence. Une interview, une phrase sortie de son contexte, et l’admiration peut vite tourner au mépris et à l’exclusion…

Album interactif

Non seulement l’album a repris le concept de réalité augmentée, déjà testé dans la réédition du tome 1, afin d’offrir des pages interactives, mais l’histoire nous invite aussi à le retourner, en cours de lecture, pour profiter d’une version « alternative » du scénario. Comme dans les précédents tomes, les fausses publicités abondent, avec l’humour qui les caractérise : à vous les joies du Radium Cola ou du célèbre jeu vidéo ©Mortnite !
 Notez tout de même que les passages en réalité augmentés nécessitent d’être moins écolo que nous, puisque notre version d’Android s’est avérée trop vieille pour supporter l’application gratuite permettant d’en profiter.

Grinçant

Si l’on connaît le talent de Davy Mourier pour la satire, il faut admettre qu’il se surpasse dans cet album qui croque au vitriol certains travers de notre société et les confronte à l’innocence d’un personnage principal toujours aussi attachant. Des « citoyens souverains » à Harry Potter, tout le monde y passe ! Drôle, cruel, parfois un peu gore et bourré de parodies de licences phares de la pop culture, La Petite Boutique des erreurs parvient à croquer toute la stupidité des humains sans tomber dans le nihilisme. Un vrai tour de force pour une histoire avec un thème aussi… funeste !

Bien que La Petite Boutique des erreurs soit un hors-série, il reste accessible aux lecteurs et lectrices qui ne connaissent pas du tout l’univers de La Petite Mort. Néanmoins, on ne peut que vous conseiller de vous fournir également les tomes classiques, tant ce personnage de faucheuse entourée de créature du folklore funéraire, qui tente de vivre une adolescence normale, est drôle et attachant. Entre La Famille Adams et Hôtel Transylvania, il y a La Petite Mort, une BD qui questionne avec humour nos angoisses liées au trépas.

Lu dans le cadre d’un service presse.

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