Le Grand Vide, signé J. Scott Coatsworth et publié par MxM Bookmark, est un roman de science-fiction mêlant anticipation et fantasy. À travers un style fluide et immersif, l’auteur explore les enjeux cruciaux d’un futur où l’humanité doit affronter l’effondrement de la Terre et se réinventer parmi les étoiles.
L’histoire
La Terre, ravagée par des guerres pour ses ressources épuisées et un environnement détruit, n’est plus viable. Pour tenter de sauver l’humanité, un vaisseau est envoyé peupler l’astéroïde Ariadne 43. Des générations de scientifiques, d’ingénieurs et d’explorateurs œuvrent à coloniser un nouveau monde. Mais alors que l’humanité s’élance à travers le vide spatial en quête d’un foyer, une question fondamentale se pose : sommes-nous réellement prêts à transcender notre condition pour devenir une espèce interstellaire ?
Une première très bonne partie
Le premier tome de la saga Le Grand Vide de J. Scott Coatsworth commence de manière prometteuse, avec une ambiance rappelant des classiques comme Alien. La première partie, dont l’histoire se situe à bord d’un vaisseau spatial, se distingue par son huis clos qui rappelle quelques éléments de thriller très appréciables. L’intrigue captive immédiatement grâce à une construction narrative bien cadrée. Les trois personnages principaux sont présentés avec soin, permettant au lecteur de s’attacher à eux et de saisir leurs motivations avant que l’histoire ne gagne en complexité. Cette première partie est rythmée et immersive, avec un style fluide et des descriptions imagées. Cependant, certaines maladresses de la syntaxe (probablement dues à une traduction imparfaite) peuvent parfois freiner l’immersion.
Une suite plus lourde
Après la tension très appréciable de la première partie, les deux suivantes, qui se déroulent dix ans plus tard sur Ariadne 43, peinent à maintenir le même niveau d’intensité. Le changement de décor marque un virage vers une intrigue plus contemplative, où les mystères scientifiques et personnels prennent le pas sur l’action. Malheureusement, cette transition s’accompagne d’un rythme bien plus lent, qui risque de désarçonner les lecteurs conquis par la dynamique initiale. Les allusions romantiques et sexuelles, insérées de manière maladroite, perturbent parfois la narration et tombent souvent à plat. Bien que l’univers reste intéressant et intrigant (notamment par rapport aux réflexions sur l’écologie et les dérives de l’humanité), cette partie manque d’un véritable souffle dramatique pour compenser la perte de tension du huis clos initial.
| En résumé, Le Grand Vide est un roman qui attire par son ouverture et son habileté à construire ses personnages. Cependant, il perd en intensité dans ses deux dernières parties, malgré un style sympathique et des descriptions réussies. Le contraste entre l’excellent début et le reste de l’histoire pourrait frustrer certains lecteurs, mais ceux qui apprécient les mystères plus posés et les explorations introspectives y trouveront leur compte. Un roman intéressant, qui mérite d’être découvert pour son ambiance et son univers. |