Le petit jeu de plateformes/énigmes indépendant qu’est Inmost (que l’on pourrait traduire par intimité) peut sembler, à première vue, assez inoffensif avec sa direction artistique 16bit alléchante. Mais sous couvert d’un gameplay metroidvania mêlée à des énigmes soft façons Limbo, c’est un tout autre propos qui émerge.
Passée une première demi-heure cryptique, Inmost nous embarque dans une quête narrative plus dense qu’il n’y paraît au premier pixel. Ici, la douleur est le maître mot, ravageant les terres dévastées que nous arpentons durant une poignée d’heures et glanant toute once de douceur encore présente.
En filigrane, c’est une quête de soi que le joueur partage avec les trois protagonistes : la jeune fille, emprisonnée chez elle, le vagabond, qui arpente le monde en quête d’espoir et enfin le chevalier, bras armé du terrifiant gardien.
Ce qui fait le charme macabre de ce petit jeu, c’est sa direction artistique 16bit soignée et ses effets de brouillard et de tempête nappant d’une aura somptueuse l’ensemble de ses décors gothiques. Inmost a une durée de vie courte (trois heures à peine), mais frappe par sa maîtrise esthétique et ses thématiques matures.
Un petit immanquable, sorti l’année 2022.
